Libéralisme Wikipédia

En France, le mot est souvent utilisé comme une insulte ou comme un éloge selon l’interlocuteur, sans que personne ne s’accorde vraiment sur ce qu’il recouvre. Le libéralisme est l’une des joker bet idéologies politiques les plus importantes — et les plus mal comprises — de l’histoire moderne. Structure d’un marché qui se caractérise par une pluralité d’entreprises… Situation d’un demandeur d’emploi ; nombre de demandeurs d’emploi sur le… Max Stirner et Friedrich Nietzsche critiquent les libéraux justement parce que ces derniers prétendent que la raison d’État sert le plus grand nombre, alors qu’en réalité elle se placerait au-dessus de la morale et du droit,.

Les historiens des idées politiques s’intéressent aux courants qui se sont réclamés du libéralisme à différentes époques et en différents lieux. Ce courant est souvent appelé « libéralisme classique » pour le distinguer du libéralisme moderne. En particulier, le libéralisme classique refuse qu’une majorité, même démocratique, puisse étendre le domaine d’action exclusif de l’État au-delà de l’État minimal. Le libéralisme classique ne reconnaît pas de droits particuliers aux majorités, même démocratiquement élues. Le libéralisme classique ne se prononce pas sur la forme institutionnelle de l’État, contrairement au néolibéralisme, mais seulement sur l’étendue de ses pouvoirs. En même temps qu’il est le garant des libertés, l’État est donc perçu comme la plus grave menace pour ces mêmes libertés.

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Certains des principes fondateurs du libéralisme sont contenus dans le préambule de la Constitution des États-Unis de 1787, ainsi que dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Dès le XVIe siècle, les philosophes de l’école de Salamanque reformulent la notion de droit naturel héritée d’Aristote, des stoïciens, de Cicéron et de Thomas d’Aquin, et en déduisent les principes de souveraineté du peuple et de séparation des pouvoirs. Dès le début du XXe siècle, Arthur Cecil Pigou, dans ses travaux sur l’économie du bien-être, va prendre en considération les effets non désirés qui peuvent découler d’une relation marchande en inventant la notion d’« externalités ». Il existe plusieurs courants de pensée libéraux qui se différencient notamment par leurs fondements philosophiques, par les limites et les fonctions qu’ils assignent à l’État, et par le domaine auquel ils appliquent le principe de liberté (économie, institutions politiques, domaine social).

Courants du libéralisme économique

De fait, si les libéraux ne sont pas moralement relativistes, la répression leur semble préférable à la prévention dans le traitement du crime, et ce, en dehors de tout calcul utilitaire et d’intérêt ; la moralité suppose la dignité humaine, donc la liberté reste la règle (Hegel, Principes de la philosophie du droit, § ). Cette position théorique implique le respect du pluralisme et une adaptation aux évolutions sociales. La satisfaction et l’expression libre de l’intérêt de chacun permet une société qui valorise les meilleures adaptations. En économie notamment, le qualificatif « libéral » sert à désigner une personne favorable à la liberté d’entreprendre, à la protection de la propriété et à la limitation du poids de l’État. Néanmoins, c’est à partir des XVIIe – XVIIIe siècles que le libéralisme se développe autour de certains penseurs, dont Locke, Montesquieu, Turgot, Kant et Adam Smith. La « glorieuse révolution » anglaise de 1688, la révolution américaine et la révolution française de 1789 sont en partie les conséquences concrètes de réflexions libérales sur le plan politique.

Tests politiques et pop culture dans votre boîte mail. Le libéralisme, c’est la primauté de la liberté individuelle. Le socialisme démocratique (PS européen) accepte l’économie de marché tout en la régulant.

Chacun doit renoncer à utiliser la violence, selon le principe fondamental de responsabilité individuelle, et en confier à l’État le monopole, au service de la protection de chacun contre tous les autres. Le libéralisme considère que l’institution de l’État est nécessaire pour faire respecter l’interdiction de la violence. D’autres néoclassiques arrivent à la conclusion d’une nuisance générale des ingérences de l’État. La vision conséquentialiste du rôle de l’État est devenue prédominante de nos jours avec la conception néoclassique (une branche du néolibéralisme), qui voit dans la liberté des échanges un moyen d’arriver à un optimum économique. Le premier, c’est de défendre la société de tout acte de violence ou d’invasion de la part d’autres sociétés indépendantes …. Or, selon la théorie libérale du droit naturel, le droit positif doit s’appuyer sur les principes du droit naturel.

La date des débuts formels du libéralisme ou de ses composantes politiques, économiques ou religieuses diffère selon les auteurs. La religion devient alors une affaire privée, ce qui favorise son déclin dans l’organisation politique de l’occident. La fidélité à l’ordre de la tradition est remise en cause par la Réforme au profit de l’arbitrage de la raison de l’individu éclairé. Ce processus porte, dans la théorie libérale, le nom de « rôle pacificateur du marché ». Dès les premiers essais libéraux, le marché apparait comme canalisateur des libertés concurrentes et des intérêts particuliers au sein de la société.

Un droit naturel se distingue d’un droit positif en ce qu’il ne découle pas d’une définition législative. Réciproquement, ces droits impliquent des obligations qui forment le noyau d’une morale personnelle et exigeante (Kant, Critique de la raison pratique). Selon ces deux auteurs, les principes du libéralisme ne ressortent pas au respect de droits naturels dont Bentham et Mill nient par ailleurs l’existence, mais à la contribution de la liberté à notre bonheur.

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